SUEZ et le CNRS unissent leurs forces
une alliance scientifique au service de la planète
Dans un contexte de crise écologique mondiale, les entreprises et les institutions scientifiques doivent plus que jamais conjuguer leurs forces pour inventer les solutions de demain. C’est dans cette logique que SUEZ, acteur historique et majeur de la gestion de l’eau et des déchets, et le Centre national de la recherche scientifique (CNRS), fleuron de la recherche publique française, ont signé un accord-cadre de cinq ans. Ce partenariat vise à accélérer l’innovation pour répondre aux défis cruciaux de la transition écologique, de la préservation des ressources et de la décarbonation de l’industrie.
Une vision commune pour un avenir durable
Ce partenariat ne part pas d’une page blanche. Il s’inscrit dans la continuité de nombreuses collaborations fructueuses menées depuis plus de dix ans entre SUEZ et les laboratoires du CNRS, déjà couronnées par 14 brevets communs. La formalisation de cet accord-cadre vient renforcer cette dynamique, en mettant en commun deux puissances complémentaires : la capacité industrielle et l’expérience terrain de SUEZ, et l’excellence scientifique du CNRS, reconnu à l’échelle mondiale.
Comme l’affirme Jérôme Bailly, Directeur de l’innovation de SUEZ, ce partenariat incarne une « confiance dans la science » au service de l’innovation circulaire. Du côté du CNRS, Mehdi Gmar souligne « l’engagement partagé à répondre aux grands défis environnementaux ».
Une innovation de rupture : la gazéification hydrothermale
Parmi les coopérations les plus emblématiques figure le projet de Gazéification Hydrothermale développé avec l’Institut de chimie de la matière condensée de Bordeaux (ICMCB). Cette technologie de rupture permet de transformer les boues d’épuration en gaz renouvelable, tout en détruisant les micropolluants et en récupérant les minéraux. Concrètement, elle permet une réduction de volume des déchets organiques par un facteur de 15 à 20.
Le pilote expérimental, lancé en janvier 2023, a permis de traiter 5 litres d’effluents par heure, avec des résultats prometteurs. Fort de ce succès, un pilote industriel de 150 litres par heure est en cours de construction sur le site Terre d’Aquitaine, à Saint-Selve. Il s’agit là d’un jalon déterminant vers l’industrialisation de cette technologie, qui pourrait révolutionner la gestion des déchets organiques dans les années à venir.
Des axes de recherche stratégiques pour demain
Au-delà de ce projet phare, l’accord-cadre couvre une diversité de domaines stratégiques. Les partenaires collaboreront sur des enjeux cruciaux tels que :
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La gestion des boues d’épuration, dans une logique d’économie circulaire et de valorisation énergétique ;
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Le dessalement de l’eau de mer, pour répondre aux besoins croissants en eau potable dans les zones tendues ;
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Le traitement des micropolluants et la réduction des PFAS, ces substances persistantes préoccupantes pour la santé publique ;
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La décarbonation de l’industrie, à travers l’optimisation des procédés, l’intelligence artificielle et la robotique ;
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Le recyclage des matières et le démantèlement des infrastructures industrielles vieillissantes, dans une logique de réutilisation des ressources.
Cette approche intégrée témoigne de la volonté des deux acteurs de créer des technologies de pointe applicables sur le terrain, au service d’une transition écologique concrète et mesurable.
Une synergie au cœur de l’innovation ouverte
Le partenariat SUEZ-CNRS s’inscrit dans une démarche d’innovation ouverte, en lien avec les start-ups, les écosystèmes territoriaux et les industriels. Il ne s’agit pas seulement de produire de la connaissance, mais de la transformer en solutions opérationnelles et en modèles reproductibles.
C’est dans cet esprit que le groupe SUEZ organise régulièrement des événements comme le SUEZ Innovation Day, qui réunit parties prenantes, chercheurs, ingénieurs et entrepreneurs autour des grands défis de l’environnement. La signature de cet accord s’est justement tenue lors de la troisième édition de ce rendez-vous, soulignant la centralité de l’innovation dans la stratégie du groupe.
Une alliance stratégique pour l’avenir de la planète
L’accord-cadre entre SUEZ et le CNRS incarne une ambition forte : faire de la science et de l’innovation un levier de transformation écologique. En conjuguant excellence académique et pragmatisme industriel, les deux institutions entendent développer des technologies robustes et durables, à la hauteur des enjeux du XXIe siècle.
Alors que les crises environnementales s’accélèrent, cette alliance apparaît comme un modèle de coopération à suivre, démontrant que la recherche appliquée, soutenue par une vision partagée, peut ouvrir la voie à un avenir plus résilient et plus sobre en ressources.


