Bernard Idrac prend la présidence de la Fondation Terre Solidaire
La Fondation Terre Solidaire ouvre une nouvelle étape de son histoire avec l’arrivée de Bernard Idrac à sa présidence. Ingénieur de formation, ancien dirigeant d’entreprise, engagé de longue date dans les enjeux de transition écologique et sociale, il prend la tête de la fondation dans un moment particulièrement sensible pour le monde associatif et pour les acteurs de terrain qui accompagnent les mutations environnementales.
Depuis les années 1980, Bernard Idrac a été témoin, sur plusieurs continents, des effets croisés du dérèglement climatique et de certaines pratiques humaines sur les populations. Ses expériences en Afrique, en Europe et en Amérique l’ont confronté à des réalités très concrètes : fragilisation de la souveraineté alimentaire, dégradation des conditions de vie, difficultés croissantes pour les communautés locales à préserver leurs ressources et leur autonomie. Cette trajectoire explique en partie son engagement au sein du CCFD-Terre Solidaire et de la Fondation Terre Solidaire, dont il est bénévole et membre du conseil d’administration depuis plusieurs années.
Sa nomination intervient dans un contexte marqué par de fortes tensions. Les signaux climatiques se multiplient, les financements publics se contractent et les associations doivent maintenir leurs actions avec des moyens parfois plus contraints. Le document souligne notamment les inquiétudes liées au budget 2026 de l’État, avec plus d’un milliard d’euros de coupes annoncées pour le monde associatif. Une situation d’autant plus préoccupante que les associations et fondations jouent un rôle essentiel dans l’accompagnement des publics fragiles, la protection de l’environnement et le maintien du lien social dans les territoires.
Pour Bernard Idrac, ce contexte ne doit toutefois pas conduire à la résignation. Il défend au contraire une vision fondée sur l’action, la persévérance et le soutien aux initiatives locales. « Il n’y a aucune place pour le découragement, bien au contraire », affirme-t-il. Cette conviction s’inscrit dans la continuité du travail mené par la Fondation Terre Solidaire depuis sa création en 2016.
La fondation s’est donné pour mission de financer des projets utiles, concrets et durables en faveur d’une transition écologique juste. Elle accompagne des femmes et des hommes qui agissent sur le terrain, en France comme à l’international, et permet aux particuliers, associations ou entreprises de contribuer à ce mouvement par le don. En dix ans, elle a soutenu 319 projets grâce à l’appui de 8 000 donateurs. Plus de 7 millions d’euros ont ainsi été investis pour accompagner des initiatives dans des domaines tels que les énergies propres, l’agriculture biologique, les circuits courts ou encore le recyclage.
Ces résultats constituent, aux yeux de Bernard Idrac, une base solide pour continuer. Il insiste sur la nécessité de soutenir les projets dans la durée, car la transition écologique et sociale ne peut se réduire à des réponses ponctuelles. Les enjeux sont complexes, souvent imbriqués, et nécessitent des alliances entre acteurs de terrain, donateurs, associations, fondations et entreprises engagées.
« En soutenant les initiatives locales, basées sur des projets concrets, je suis convaincu, comme toute l’équipe de la Fondation Terre Solidaire et des donateurs qui nous soutiennent, que les changements sont possibles, que les alliances peuvent se multiplier », souligne-t-il. Il voit dans les résultats déjà obtenus dans les énergies propres, l’agriculture biologique, les circuits courts ou le recyclage « autant de raisons d’espérer et de ne rien lâcher ».
À travers cette nomination, la Fondation Terre Solidaire réaffirme donc son rôle dans le financement de la transition écologique, à un moment où les besoins augmentent et où les ressources disponibles deviennent plus incertaines. Son approche repose sur une idée simple : un monde plus juste ne se décrète pas, il se construit progressivement, en soutenant celles et ceux qui agissent déjà sur le terrain.
Avec Bernard Idrac à sa présidence, la fondation entend poursuivre ce cap. L’enjeu n’est pas seulement de financer des projets, mais de renforcer une communauté d’acteurs capables de porter des solutions concrètes, adaptées aux réalités locales et inscrites dans le temps long.



