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HRS sécurise jusqu’à 2 millions d’euros de financement

Le spécialiste français des infrastructures hydrogène HRS renforce ses ressources financières. L’entreprise a mis en place une ligne de financement obligataire d’un montant maximal de 2 millions d’euros, parallèlement à la signature d’une promesse de vente concernant son siège de Champagnier, en Isère. HRS poursuit également des discussions avec ses partenaires bancaires historiques afin d’obtenir un financement supplémentaire d’environ 2 millions d’euros.

Cette combinaison de financements doit permettre au groupe de prolonger son horizon de trésorerie et de disposer des moyens nécessaires à la poursuite de son développement industriel et commercial dans les infrastructures liées à l’hydrogène.

La nouvelle ligne de financement repose sur l’émission d’obligations simples pour un montant pouvant atteindre 2 millions d’euros. Une première tranche de 500 000 euros doit être souscrite au plus tard le 21 août 2026.

HRS présente cette opération comme un moyen de diversifier ses sources de financement sans entraîner, dans les conditions normales de remboursement, de dilution du capital. Les obligations doivent en effet être remboursées en numéraire. Le mécanisme prévoit toutefois une possibilité de remboursement en actions dans une situation particulière de défaut de paiement.

Un horizon de trésorerie qui pourrait être prolongé jusqu’à la fin de 2026

La question du financement constitue actuellement un enjeu important pour HRS. L’entreprise avait indiqué le 6 juillet, puis confirmé le 31 juillet 2026, que sa trésorerie lui assurait un horizon de financement jusqu’en septembre 2026.

Le tirage de l’intégralité de la nouvelle ligne obligataire, ou la concrétisation du financement bancaire actuellement négocié, permettrait selon HRS d’étendre cet horizon jusqu’à la fin de l’année 2026.

La société travaille parallèlement sur plusieurs leviers. Si les différentes opérations envisagées aboutissent, elle estime disposer des ressources nécessaires pour financer ses activités au-delà des douze prochains mois.

La stratégie repose ainsi sur trois éléments principaux : la ligne obligataire pouvant atteindre 2 millions d’euros, un financement bancaire d’environ 2 millions d’euros et la cession-bail du site de Champagnier.

Le siège de Champagnier au cœur du dispositif

HRS a signé le 7 août 2026 une promesse de vente portant sur la cession-bail de son siège de Champagnier, en Isère, avec un acteur européen spécialisé dans les data centers.

Une opération de cession-bail consiste généralement pour une entreprise à vendre un actif immobilier tout en continuant à l’occuper dans le cadre d’un contrat de location. Dans le cas de HRS, le document précise que la finalisation et le règlement de la transaction devraient intervenir à la fin de l’année 2026.

L’opération reste soumise à la levée de conditions suspensives présentées comme uniquement administratives.

Cette transaction représente donc un autre moyen pour HRS de mobiliser des ressources financières à partir de son patrimoine immobilier tout en conservant l’usage de son site industriel.

Le financement bancaire ramené à environ 2 millions d’euros

HRS poursuit également des négociations avancées avec son pool de partenaires bancaires historiques.

Le montant de financement bancaire recherché avait initialement été fixé à 4 millions d’euros. Il a désormais été ramené à environ 2 millions d’euros compte tenu de la mise en place de la ligne obligataire.

Selon le calendrier indiqué par l’entreprise, ces fonds pourraient être mis à disposition avant la fin du mois de septembre 2026.

Pour HRS, la combinaison de ces différentes opérations apporterait une visibilité financière supplémentaire dans un contexte où l’entreprise souhaite maintenir ses capacités industrielles et poursuivre son développement commercial.

Hassen Rachedi, président-directeur général de HRS, considère ainsi la ligne obligataire comme une étape dans le renforcement de la structure financière de la société. Le dirigeant souligne également que l’entreprise continue d’étudier d’autres solutions éventuelles de financement, au-delà des opérations déjà annoncées.

Des obligations assorties d’un taux annuel de 10 %

La ligne de financement obligataire présente plusieurs caractéristiques précises.

Le montant maximal de l’émission est fixé à 2 millions d’euros. Chaque obligation simple possède une valeur nominale de 1 000 euros et arrive à échéance après une période de 24 mois à compter de sa date d’émission.

Le remboursement du capital est prévu sur une base mensuelle.

Les obligations pourront être souscrites entre le 10 août 2026 et le 9 août 2027. La première tranche de 500 000 euros doit intervenir dans les dix jours ouvrés suivant la signature de l’opération, soit au plus tard le 21 août.

Le taux d’intérêt annuel est fixé à 10 %, avec un paiement mensuel des intérêts.

Dans le fonctionnement normalement prévu, HRS rembourse donc en numéraire le nominal et les intérêts.

Une possibilité de remboursement en actions en cas de défaut

La qualification de financement non dilutif doit cependant être nuancée par le mécanisme prévu en cas de défaut.

Si HRS ne règle pas une échéance, le détenteur des obligations concernées pourra demander le remboursement de sa créance obligataire échue en actions de la société.

Le prix retenu serait déterminé à partir du cours de l’action HRS sur Euronext Growth Paris avec, dans les deux méthodes prévues par le contrat, l’application d’une décote de 20 %.

La première méthode repose sur la moyenne du prix moyen pondéré de trois séances choisies par le porteur parmi les vingt derniers jours de cotation précédant le remboursement en actions. La seconde prend en compte le prix moyen pondéré de la séance précédant la demande de remboursement.

La valeur la plus basse entre ces deux références serait utilisée.

L’entreprise fournit dans le document une simulation de l’effet potentiel d’un remboursement des 2 000 obligations en actions. Sur la base de l’hypothèse retenue, un actionnaire possédant 1 % du capital avant l’opération verrait sa participation ramenée à 0,91 % après remboursement.

Cette hypothèse correspond à un prix de remboursement de 1,0496 euro, représentant 80 % du cours de clôture précédant immédiatement le 10 août 2026.

Le financement reste donc non dilutif tant que les obligations sont remboursées en numéraire conformément aux échéances prévues.

Une émission sans prospectus approuvé par l’AMF

La ligne de financement obligataire ne fait pas l’objet d’un prospectus nécessitant l’approbation de l’Autorité des marchés financiers.

HRS précise également qu’aucun document d’information reprenant les éléments prévus par l’annexe IX du règlement européen 2017/1129 n’est déposé auprès de l’AMF dans le cadre de cette opération.

La société est cotée sur Euronext Growth Paris sous le code ISIN FR0014001PM5 et le mnémonique ALHRS.

Un industriel positionné sur les stations hydrogène de grande capacité

HRS conçoit et fabrique des infrastructures destinées à la distribution d’hydrogène. Son activité repose notamment sur des stations modulaires dont les capacités annoncées s’échelonnent de 300 kilogrammes à 4 tonnes d’hydrogène par jour.

L’entreprise dispose de son propre outil industriel et d’une zone d’essais destinée au développement et à la validation de ses équipements.

Son parc installé comprend actuellement 31 stations d’une capacité comprise entre 300 kilogrammes et une tonne par jour, soit une capacité cumulée supérieure à six tonnes par jour.

HRS a par ailleurs signé 22 contrats de maintenance de stations hydrogène. L’entreprise propose notamment un service d’astreinte permanent et une supervision en temps réel de ses équipements.

Le groupe développe également des infrastructures destinées à la logistique de l’hydrogène, désignées sous le terme de « filling centers », ainsi que des Secure Power Units permettant de produire de l’électricité à partir d’hydrogène pour certaines infrastructures critiques.

La mise en place de la ligne obligataire intervient donc à un moment où HRS cherche à sécuriser les ressources nécessaires à la poursuite de cette stratégie industrielle. La véritable portée du dispositif dépendra désormais de plusieurs étapes : le tirage de la ligne obligataire, l’aboutissement du financement bancaire et la finalisation de la cession-bail du site de Champagnier attendue d’ici la fin de l’année.

Elliot

Elliot contribue à la rédaction de Terre-Futur sur des sujets liés à l’actualité, à la société, à la consommation, aux entreprises, aux nouvelles technologies et aux évolutions des modes de vie. Ses articles privilégient une approche claire, factuelle et accessible, avec l’objectif de donner aux lecteurs les éléments utiles pour comprendre les enjeux du quotidien.

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