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De Saint-Brevin au Mont Gerbier-de-Jonc, un défi à vélo pour défendre la qualité de l’eau

Le 6 juillet 2026, Jordan Kraszewski et Océane Bonnin prendront le départ de Saint-Brevin-les-Pins, en Loire-Atlantique, pour rejoindre à vélo le Mont Gerbier-de-Jonc, en Ardèche, où la Loire prend sa source. Plus de dix jours de parcours les attendent le long du plus grand fleuve de France, avec une arrivée prévue le 16 juillet.

Portée par l’association Sang Miles Bornes, cette aventure sportive poursuit avant tout un objectif de sensibilisation. Les deux cyclistes veulent rappeler que la protection de l’eau doit être envisagée sur l’ensemble de son cycle, depuis les premiers kilomètres du fleuve jusqu’à son arrivée dans l’océan.

À l’origine de cette mobilisation, le député de la 9e circonscription de Loire-Atlantique Jean-Michel Brard souhaite attirer l’attention sur les conséquences des pollutions diffuses, des déchets abandonnés et des atteintes aux milieux naturels. Ces dégradations peuvent affecter la qualité de l’eau, fragiliser les écosystèmes et se répercuter jusqu’au littoral.

Un symbole installé à la source de la Loire

Au départ de Saint-Brevin-les-Pins, Jean-Michel Brard remettra aux deux participants un médaillon portant le message « Ne rien jeter, ici commence la mer ». Transporté durant tout le trajet, il sera installé à leur arrivée au pied du Mont Gerbier-de-Jonc, accompagné d’une plaque commémorative.

Le choix d’un parcours effectué dans le sens inverse du fleuve, de l’estuaire vers la source, permet de souligner que la qualité de l’eau ne dépend pas uniquement des actions menées en aval. Sa préservation commence dès l’origine du cours d’eau et concerne tous les territoires traversés.

Tout au long de l’itinéraire, Jordan Kraszewski et Océane Bonnin iront à la rencontre des habitants, des élus, des associations et des acteurs locaux. Le périple doit ainsi servir de support à un message collectif sur la responsabilité de chacun dans la protection d’une ressource commune.

Une question de santé publique

L’initiative met également en avant les liens étroits entre la qualité de l’eau, la santé humaine, la santé animale et l’équilibre des écosystèmes. Cette vision s’inscrit dans l’approche « One Health », fondée sur l’interdépendance entre la santé des populations, celle des animaux et celle de l’environnement.

Limiter les pollutions, protéger les milieux naturels et préserver les ressources en eau constitue donc un enjeu qui dépasse la seule protection de la biodiversité. Il s’agit aussi de prévenir les risques sanitaires et de garantir l’accès à une eau de qualité pour les générations futures.

Cette opération prolonge le travail parlementaire mené par Jean-Michel Brard sur les conséquences, pour les collectivités territoriales, de la directive européenne de 2020 relative à la qualité des eaux destinées à la consommation humaine. Le député est coauteur d’un rapport consacré à cette question.

Des acteurs locaux mobilisés

Plusieurs partenaires sont associés au projet, parmi lesquels la Ville de Saint-Brevin-les-Pins, le syndicat d’eau potable Atlantic’Eau, l’organisme de protection de l’environnement POLLENIZ, le laboratoire d’analyses de contaminants GIRPA et différentes collectivités territoriales.

Le départ sera donné le 6 juillet à 13 heures depuis la salle de l’Estuaire, au kilomètre zéro de la Loire à vélo. L’arrivée au Mont Gerbier-de-Jonc, prévue le 16 juillet, donnera lieu à la pose de la plaque en présence d’élus de Loire-Atlantique et d’Ardèche, de représentants des collectivités locales et d’acteurs de l’eau.

Habituellement engagée dans la sensibilisation aux dons du sang et de moelle osseuse ainsi que dans la lutte contre les leucémies, l’association Sang Miles Bornes met cette fois le sport au service d’une autre cause vitale. Le message porté pendant ces dix jours tient en quelques mots : protéger l’eau, c’est protéger la vie.

Elliot

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