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Elcimaï accompagne la méthanisation du Grand Port Maritime de Bordeaux

Le Grand Port Maritime de Bordeaux poursuit sa transformation énergétique avec la mise en service d’une unité de méthanisation implantée sur les communes d’Ambarès-et-Lagrave et de Bassens. Conçue pour CVE Biogaz, filiale du producteur d’énergies CVE, cette installation doit permettre de valoriser chaque année 25 000 tonnes de matières organiques tout en produisant du biométhane destiné au réseau local.

Elcimaï assure la maîtrise d’œuvre complète du site, aussi bien pour les bâtiments que pour les différents process techniques. Le projet, implanté sur près de trois hectares, bénéficie du soutien de l’Ademe et de la région Nouvelle-Aquitaine à travers le fonds FEDER.

L’unité répond à un double objectif. Elle doit d’une part offrir une solution de valorisation aux déchets organiques produits dans la métropole bordelaise et, d’autre part, contribuer à la réduction de l’empreinte carbone des activités portuaires.

Une installation adaptée à un terrain contraint

La conception du site a dû tenir compte de caractéristiques environnementales particulières. Le terrain est situé en zone inondable et la nappe phréatique se trouve à faible profondeur. Ces contraintes ont conduit les équipes d’Elcimaï à mettre en place un protocole environnemental spécifique et à prévoir la création d’une zone humide.

Des choix constructifs particuliers ont également été retenus afin d’adapter les infrastructures à la configuration du terrain.

Les matières organiques traitées par l’unité sont collectées dans un rayon moyen de 20 à 25 kilomètres. Elles sont acheminées en continu jusqu’au site avant d’être réceptionnées dans un bâtiment fermé disposant d’un système de traitement de l’air.

Jusqu’à 40 % des matières pourront être déconditionnées directement sur place. Cette étape consiste à séparer les biodéchets de leurs emballages, notamment les barquettes, films ou conserves, avant leur introduction dans le processus de méthanisation.

Les intrants ne seront pas uniquement constitués de biodéchets solides. L’installation est également conçue pour recevoir des matières liquides ou graisseuses, notamment des boues et graisses provenant des industries agroalimentaires ainsi que de la pâte de neutralisation.

Selon les données présentées dans le document, 40 % des approvisionnements en déchets organiques seront directement liés aux activités du port.

Une attention portée aux consommations d eau

Le fonctionnement de ce type d’installation impose également de maîtriser plusieurs enjeux environnementaux connexes.

Un système de brumisation doit notamment permettre de limiter l’envol des intrants solides les plus légers et volatils.

La gestion de l’eau a également été intégrée à la conception du site. Elcimaï indique avoir travaillé sur la rationalisation des consommations grâce à une gestion spécifique des eaux pluviales, à différents dispositifs de réutilisation ainsi qu’à la séparation des réseaux entre eaux pluviales, eau industrielle et eau potable.

Les photographies présentées dans le document montrent notamment les bassins destinés à la gestion des eaux pluviales, ainsi que le bâtiment de réception des intrants.

32 GWh de biométhane produits chaque année

Une fois préparées, les différentes matières organiques sont orientées vers le cœur du dispositif de méthanisation.

L’installation comprend notamment un digesteur vertical métallique, un post-digesteur équipé d’un gazomètre et plusieurs capacités de stockage du digestat.

Sous l’action de micro-organismes, les déchets organiques sont transformés en biogaz. Celui-ci fait ensuite l’objet d’une étape d’épuration permettant d’obtenir du biométhane suffisamment traité pour être injecté dans le réseau de gaz.

Le maintien en température des installations repose sur un système thermique comprenant trois chaudières et permettant l’utilisation de plusieurs combustibles.

À pleine capacité, l’unité doit produire 32 GWh de biométhane par an. Selon l’équivalence retenue par les porteurs du projet, cette production correspond à la consommation annuelle de gaz d’environ 2 600 foyers moyens pour le chauffage.

L’installation doit également contribuer à réduire de près de 70 % les émissions de gaz à effet de serre du port de Bordeaux.

Le digestat valorisé dans l agriculture locale

La méthanisation ne produit pas uniquement du biogaz. À l’issue de la dégradation biologique des matières organiques subsiste également un digestat.

Celui produit sur le site bordelais doit être valorisé comme engrais naturel auprès d’une vingtaine d’agriculteurs locaux.

Au total, environ 1 200 hectares de terres agricoles pourraient être fertilisés chaque année grâce à ce produit issu du processus de méthanisation.

Cette valorisation constitue l’un des éléments du modèle d’économie circulaire recherché autour du projet. Les déchets organiques produits sur le territoire sont transformés en énergie, tandis que le résidu de cette transformation retourne vers les terres agricoles.

Une installation désormais opérationnelle

Le chantier s’est étalé sur environ trois ans.

Les premiers mètres cubes de biométhane ont été injectés dans le réseau local en décembre 2025. Les essais de performance se sont ensuite déroulés à la mi-mars 2026, à l’issue desquels le site a été totalement réceptionné.

L’exploitation et la gestion de l’installation doivent entraîner la création d’une dizaine d’emplois.

Les photographies figurant dans le document permettent également d’observer plusieurs équipements désormais en place, notamment la cuve tampon, la tour de désodorisation, l’unité d’épuration du biogaz, les silos de stockage ainsi que le post-digesteur équipé de son gazomètre et les installations de stockage du digestat liquide.

Un projet inscrit dans la transition énergétique portuaire

Avec une capacité de traitement annoncée de 25 000 tonnes de matières organiques par an et une production annuelle de 32 GWh de biométhane, cette unité constitue une infrastructure énergétique significative à l’échelle du Grand Port Maritime de Bordeaux.

Elle associe plusieurs enjeux désormais étroitement liés dans les politiques territoriales de transition énergétique : traitement local des biodéchets, production de gaz renouvelable, réduction des émissions de gaz à effet de serre, maîtrise des consommations d’eau et valorisation agricole des résidus.

Pour Elcimaï, cette réalisation s’inscrit également dans une série de références déjà développées dans le domaine de la méthanisation. Elcimaï Environnement intervient dans les domaines du conseil et de l’ingénierie liés à l’économie circulaire et à la transition écologique, depuis les études amont jusqu’à la réalisation d’équipements.

Le Groupe Elcimaï emploie près de 400 personnes réparties sur treize sites en France et indique avoir réalisé plus de 75 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2024.

À Bordeaux, cette expertise se concrétise désormais par une installation opérationnelle, conçue pour transformer une partie des déchets organiques du territoire et des activités portuaires en biométhane injectable dans le réseau local.

olivier Kauf

Consultant depuis plus de 30 ans, Je suis depuis une dizaine d'années journaliste, professionnel dans le domaine des risques et des assurances pour le e-mag RiskAssur-hebdo (https://www.riskassur-hebdo.com) et témoin de mon époque pour https://notre-siecle.com et https://perelafouine.com.sans oublier notre planète https://terre-futur.com

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