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YES-EU et CATL renforcent leur partenariat européen dans la réparation des batteries haute tension

Le spécialiste européen des services dédiés aux batteries haute tension YES-EU renforce sa collaboration avec CATL, à travers sa marque de services après-vente NING Service. L’ouverture d’un centre de plus de 10 000 m² à Oslo, en Norvège, marque une nouvelle étape dans le développement d’un réseau européen consacré au diagnostic, à la réparation et à la gestion du cycle de vie des batteries. Pour les assureurs, les gestionnaires de flottes et les sociétés de leasing, cette organisation ouvre des perspectives en matière de maîtrise des coûts de réparation et de prolongation de la durée d’utilisation des équipements électriques.

La progression de la mobilité électrique s’accompagne de nouveaux besoins en matière de maintenance et de réparation. Les batteries haute tension représentent une composante essentielle des véhicules électriques, mais également un poste de dépense important lorsqu’une défaillance ou un dommage survient. Leur prise en charge nécessite des compétences spécialisées, des équipements adaptés et un accès aux pièces de rechange.

C’est dans ce contexte que YES-EU et NING Service, la marque officielle de services après-vente du fabricant de batteries CATL, ont conclu un partenariat stratégique destiné à renforcer leurs capacités d’intervention en Europe.

Le nouveau centre YES-EU NING, inauguré à Oslo, dispose d’une superficie supérieure à 10 000 m². Il regroupe des activités de gestion du cycle de vie des batteries, de formation pratique et de réparation certifiée. Cette implantation constitue un point d’appui pour le développement des services proposés sur le marché européen.

Une coopération engagée depuis 2018

Les relations entre YES-EU et CATL remontent à 2018, lorsque YES-EU est devenu le premier partenaire européen du fabricant chinois pour les services dédiés aux batteries.

Initialement concentrée sur les pays d’Europe du Nord, cette coopération s’est progressivement étendue à d’autres marchés et à de nouvelles prestations. Elle couvre désormais plusieurs étapes de la vie des batteries, depuis leur mise en service jusqu’aux opérations de maintenance et de réparation.

YES-EU est aujourd’hui présent en Islande, en Norvège, au Danemark, en Suède, en Finlande, en Allemagne, en Suisse, où se trouve son siège social, ainsi qu’en Belgique, au Royaume-Uni, en Irlande, en France, au Kosovo, en Pologne et en Lituanie. L’entreprise dispose également d’un site de production en Italie.

Cette implantation géographique permet de rapprocher les capacités techniques des exploitants de véhicules et des entreprises utilisant des systèmes de stockage électrique.

Pour Egzon Bajrami, directeur des opérations du groupe YES-EU, l’intérêt de cette collaboration repose sur la complémentarité des compétences. CATL apporte son expertise industrielle et technologique dans les batteries, tandis que YES-EU met à disposition sa connaissance des marchés européens, ses infrastructures et ses capacités opérationnelles.

L’objectif est de proposer un accompagnement local aux utilisateurs professionnels tout au long de la durée d’exploitation de leurs batteries.

Réparer les composants plutôt que remplacer les batteries

L’un des principaux enjeux de cette activité concerne les méthodes de réparation.

Lorsqu’une batterie haute tension présente une défaillance, le remplacement intégral du bloc peut représenter une dépense considérable. Pourtant, certaines pannes ou détériorations ne concernent qu’une partie de ses composants.

YES-EU développe une approche reposant sur des diagnostics approfondis permettant d’identifier les éléments défectueux. Lorsque les conditions techniques le permettent, l’intervention peut porter sur un composant ou un module, sans nécessiter le remplacement complet de la batterie.

Cette méthode présente plusieurs intérêts économiques et environnementaux.

Pour les exploitants de flottes, elle peut limiter les dépenses d’entretien et de remise en état. Pour les sociétés de leasing, elle contribue à préserver la valeur d’usage des équipements. Pour les assureurs, elle peut permettre de réduire le montant de certaines réparations après sinistre.

La possibilité d’intervenir sur une partie seulement du système constitue également un moyen de prolonger la durée de vie des batteries et de limiter la consommation de matériaux nécessaires à la fabrication de nouveaux équipements.

Les économies effectivement réalisées dépendent toutefois de la nature des dommages, de l’état de la batterie et de la faisabilité technique de chaque intervention. Aucun montant moyen d’économie n’est précisé.

Un enjeu croissant pour les assureurs automobiles

L’évolution des techniques de réparation des batteries concerne directement le secteur de l’assurance.

Sur un véhicule électrique, la batterie constitue un élément déterminant dans l’évaluation du coût de remise en état après un accident. Une dégradation localisée peut soulever des questions complexes concernant la sécurité, la possibilité de réparation et les conséquences financières du sinistre.

Le développement de réseaux spécialisés capables de réaliser des diagnostics et des interventions sur les modules pourrait contribuer à améliorer la prise en charge de ces dommages.

La disponibilité des pièces de rechange représente également un facteur important. YES-EU indique disposer d’un accès à des pièces d’origine provenant directement des constructeurs, pour les réparations effectuées sous garantie comme hors garantie.

Cette organisation s’adresse notamment aux assureurs, aux gestionnaires de flottes et aux sociétés de leasing, mais aussi aux équipementiers.

Les prestations couvrent plusieurs catégories de matériels : voitures particulières, autobus et camions électriques, applications maritimes, installations de stockage d’énergie et autres équipements fonctionnant sur batteries.

Cette diversification traduit l’extension des besoins de maintenance au-delà du seul marché automobile.

Plus de 1 800 interventions déjà réalisées

YES-EU s’appuie sur une équipe de plus de 200 spécialistes du secteur des nouvelles énergies.

Selon les données communiquées par l’entreprise, ses équipes ont déjà réalisé plus de 1 800 interventions sur des batteries et cumulé 20 000 heures de travail sur des installations haute tension.

Le groupe fait également état de plus de 4 000 MWh mis en service.

Ces chiffres témoignent de l’activité technique développée par l’entreprise dans plusieurs segments de l’électrification, notamment les transports et les infrastructures énergétiques.

Le partenariat avec CATL doit accompagner une nouvelle phase d’expansion. YES-EU prévoit d’étendre sa présence à plus de 20 pays et de constituer un réseau de plus de 100 ateliers de réparation de batteries à travers l’Europe.

Ces objectifs supposent de développer les infrastructures, de former des techniciens et de maintenir des capacités d’intervention adaptées à des équipements dont les caractéristiques technologiques évoluent rapidement.

La Norvège comme point d’appui pour le développement européen

Le choix d’Oslo pour accueillir le nouveau centre s’inscrit dans la stratégie de YES-EU sur les marchés nordiques.

La Norvège occupe une place particulière dans le développement de la mobilité électrique. Pierre Savoy, PDG de YES-EU Suisse, souligne que les véhicules électriques représentent 94 % des nouvelles immatriculations dans le pays, selon le chiffre avancé par l’entreprise.

Cette forte pénétration de l’électrique favorise l’émergence de besoins spécialisés en matière de maintenance, de diagnostic et de réparation.

YES-EU indique par ailleurs que plus de 2 000 autobus électriques équipés de batteries CATL ont déjà été livrés et circulent sur le continent européen.

Ce parc constitue une base d’activité pour le développement des services après-vente, notamment auprès des opérateurs de transports collectifs.

La stratégie du groupe ne se limite cependant pas à la réparation. YES-EU prévoit également le lancement, dans le courant de l’année, d’un poids lourd entièrement électrique actuellement en phase de test.

Ce véhicule, développé en tenant compte des exigences du marché nordique, doit être équipé d’une batterie d’une capacité comprise entre 600 et 1 013 kWh.

Le projet illustre la volonté de l’entreprise d’élargir son positionnement à des solutions intégrées dans le domaine des nouvelles énergies.

Vers une organisation européenne de la réparation des batteries

Le développement de la mobilité électrique modifie progressivement les métiers de la maintenance automobile et industrielle.

La réparation des batteries haute tension nécessite des compétences qui ne relèvent pas des opérations mécaniques traditionnelles. Elle implique notamment une connaissance des architectures électriques, des systèmes de gestion des batteries et des procédures de sécurité propres aux installations haute tension.

La création d’ateliers spécialisés et le développement de formations constituent donc des éléments importants pour accompagner l’augmentation du nombre de véhicules et d’équipements électriques en circulation.

Pour les assureurs, la structuration de cette filière pourrait également faciliter l’accès à des solutions de réparation alternatives au remplacement intégral des batteries, sous réserve du respect des exigences de sécurité et des préconisations techniques applicables.

À plus long terme, la capacité à diagnostiquer précisément les défaillances et à remplacer uniquement les éléments concernés pourrait devenir un facteur de maîtrise des coûts d’exploitation et de réparation.

Avec son nouveau centre norvégien et le renforcement de son partenariat avec CATL, YES-EU entend participer à cette évolution en développant un réseau européen de services techniques couvrant l’ensemble du cycle de vie des batteries.

Pour les professionnels de l’assurance comme pour les exploitants de véhicules électriques, l’enjeu est désormais de disposer de solutions de réparation fiables, accessibles et économiquement adaptées à la progression du parc électrique.

Elliot

Elliot contribue à la rédaction de Terre-Futur sur des sujets liés à l’actualité, à la société, à la consommation, aux entreprises, aux nouvelles technologies et aux évolutions des modes de vie. Ses articles privilégient une approche claire, factuelle et accessible, avec l’objectif de donner aux lecteurs les éléments utiles pour comprendre les enjeux du quotidien.

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