Des factures d’électricité qui pèsent sur les habitudes quotidiennes
La maîtrise des dépenses énergétiques s’est progressivement imposée comme une préoccupation majeure des ménages français. Selon le Sondage OpinionWay pour Anker SOLIX, 72 % des personnes interrogées déclarent avoir modifié leurs habitudes de consommation électrique au cours des deux dernières années.
Parmi elles, les efforts prennent différentes formes. Ainsi, 59 % des Français indiquent avoir réduit leur consommation, notamment en diminuant le chauffage ou en limitant l’utilisation de la climatisation. Parallèlement, 33 % décalent certains usages énergivores pendant la nuit afin de bénéficier des tarifs pratiqués durant les heures creuses.
Ces changements témoignent d’une adaptation des comportements à la contrainte budgétaire. Ils peuvent néanmoins s’accompagner d’une diminution du confort domestique et d’une organisation du quotidien davantage dictée par les horaires tarifaires.
La situation apparaît particulièrement sensible parmi les ménages disposant de revenus modestes. Pour les foyers dont les ressources mensuelles sont inférieures à 2 000 euros, la proportion de personnes ayant modifié leurs habitudes atteint 77 %.
Au-delà des économies immédiatement recherchées, l’incertitude concernant l’avenir des tarifs entretient les inquiétudes. Près de trois Français sur quatre, soit 74 %, se déclarent préoccupés par une nouvelle hausse du prix de l’électricité. Dans le même temps, 71 % des répondants n’accordent plus leur confiance aux politiques énergétiques pour garantir une stabilité durable des prix.
L’autoproduction électrique suscite un intérêt encore peu concrétisé
Malgré ces préoccupations, les Français ne se limitent pas à une logique de réduction de leurs usages. Une grande majorité manifeste également un intérêt pour des solutions permettant de produire ou de mieux gérer sa propre électricité.
L’étude montre ainsi que 82 % des répondants citent au moins une motivation pour investir dans un équipement d’autoproduction à domicile.
La réduction de la facture sur le long terme constitue leur première motivation. Viennent ensuite la recherche d’une plus grande indépendance énergétique et la volonté de se protéger contre les variations tarifaires.
Cet intérêt ne se traduit toutefois pas nécessairement par une connaissance précise des équipements disponibles.
La batterie de stockage domestique, qui permet notamment de conserver l’électricité produite par des panneaux solaires pendant la journée pour l’utiliser ultérieurement, n’est envisagée que par 7 % des personnes interrogées.
Ce type d’équipement peut également permettre de stocker de l’électricité prélevée sur le réseau lorsqu’elle est moins coûteuse, afin de la restituer pendant les périodes où les besoins ou les tarifs sont plus élevés.
Son intérêt dépend néanmoins de plusieurs paramètres, parmi lesquels les habitudes de consommation du foyer, les caractéristiques de l’installation et les conditions tarifaires applicables.
L’étude met ainsi en évidence un écart important entre l’intérêt déclaré pour l’autonomie énergétique et la connaissance des moyens techniques susceptibles d’y contribuer.
Le manque d’information reste un obstacle important
Le coût des équipements et les contraintes liées au logement ne constituent pas les seuls freins à l’adoption de solutions d’autoproduction.
Le manque d’information sur les produits disponibles est cité par 20 % des Français. Cette proportion atteint 31 % chez les 18-24 ans, une génération pourtant particulièrement intéressée par les moyens de réduire ses dépenses électriques.
Parmi ces jeunes adultes, 90 % envisagent au moins une mesure pour diminuer leur facture énergétique. Par ailleurs, 17 % pourraient installer des panneaux solaires sur leur balcon, soit environ deux fois plus que la moyenne nationale.
Ces résultats montrent que l’intérêt pour les équipements énergétiques individuels ne concerne pas uniquement les propriétaires de maisons individuelles. Les solutions destinées aux balcons peuvent également attirer des personnes vivant en appartement, sous réserve des conditions techniques et réglementaires applicables.
Autre enseignement révélateur, 58 % des Français souhaiteraient connaître les méthodes utilisées par un voisin qui leur annoncerait produire sa propre électricité.
Même parmi les personnes qui ne se déclarent pas encore prêtes à adopter une solution d’autoproduction, 44 % chercheraient à comprendre son fonctionnement.
Cette curiosité constitue un indicateur intéressant. Elle suggère que la diffusion des technologies d’autoproduction pourrait aussi passer par les retours d’expérience, la proximité et une meilleure compréhension des équipements.
En Allemagne des résultats encourageants sur le stockage solaire
Pour illustrer les possibilités offertes par l’autoproduction et le stockage électrique, Anker SOLIX s’appuie également sur des données recueillies en Allemagne, où les installations solaires de balcon associées à des batteries se sont développées plus tôt.
Un livre blanc publié par l’entreprise en mars 2026 repose sur une année de données opérationnelles provenant de 230 000 foyers allemands.
Selon ces résultats, les économies annuelles moyennes observées se situent entre 270 et 360 euros par ménage.
Le taux d’autoconsommation peut atteindre 83 %, ce qui signifie qu’une part importante de l’électricité produite peut être utilisée directement par le foyer plutôt que d’être injectée sur le réseau.
Les données présentées concernent aussi bien des appartements occupés par des locataires que des maisons individuelles habitées par leurs propriétaires.
L’entreprise indique également que, parmi les foyers ayant activé une gestion intelligente de la charge, les économies supplémentaires ont atteint en moyenne 270 euros sur six mois.
Ces résultats doivent toutefois être interprétés avec prudence. Ils proviennent de données allemandes publiées par le fabricant et ne constituent pas une estimation des économies qui seraient automatiquement réalisables dans un logement français. Les tarifs de l’électricité, les équipements installés et les profils de consommation peuvent notamment influencer les gains obtenus.
Une transition énergétique qui passe aussi par la pédagogie
L’enquête met finalement en lumière une évolution des attentes des consommateurs. Face à la perspective de nouvelles hausses tarifaires, de nombreux Français cherchent à reprendre une certaine maîtrise de leurs dépenses énergétiques.
Jusqu’à présent, cette recherche s’est principalement traduite par des restrictions de consommation ou des changements d’horaires d’utilisation des équipements.
Les solutions d’autoproduction et de stockage ouvrent une autre possibilité, fondée sur une gestion plus autonome de l’électricité. Leur adoption reste néanmoins conditionnée à une meilleure information des ménages, mais aussi à la compréhension des coûts d’investissement et des économies réellement envisageables.
L’intérêt exprimé par les personnes interrogées ne signifie donc pas que tous les foyers soient prêts à s’équiper. Il révèle cependant une attente pour des solutions concrètes permettant de concilier maîtrise budgétaire, confort domestique et autonomie énergétique.
À mesure que ces technologies se diffusent, leur compréhension et l’évaluation de leur rentabilité pourraient devenir des critères déterminants dans les décisions d’équipement des ménages.
Méthodologie : Sondage OpinionWay pour Anker SOLIX réalisé en ligne du 12 au 16 juin 2026 auprès de 1 003 personnes représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. La marge d’incertitude indiquée est comprise entre 1,4 et 3,1 points au plus pour un échantillon de 1 000 répondants.
