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La sobriété est basée sur des sacrifices que justifie l’urgence climatique

Pour être sobre, il faut consommer moins d’énergie pour s’éclairer, pour se chauffer pour se déplacer, ce qui dans certains secteurs et indolore, comme par exemple éteindre la lumière en sortant d’une pièce, à la maison ou éteindre la lumière la nuit dans les bureaux, lorsqu’il n’y a plus personnes, ça permet même de faire des économies.

D’autres mesures exigent un changement notre modèle de consommation, ainsi une étude publiée dans la revue scientifique Nature au mois de mai affirmait que réduire de seulement 20% sa consommation de viande de bœuf, pourrait diviser par deux les émissions du système alimentaire mondial ainsi que la déforestation, ça risque d’être difficile à faire accepter par de gros mangeurs de viande.

Dans tous les domaines, la sobriété exige des privations, possibles seulement dans certaines situations, on ne peut pas attendre d’une famille avec enfants de changer son pavillon individuel contre un appartement en ville, alors que cela se fait couramment par une personne âgée pour se rapprocher des commodités de la ville.

Chacun a le droit d’accéder, en fonction de ses moyens à ce l’on considère comme étant la norme du confort qui est en partie dictée par l’omniprésence des messages publicitaires qui ne cessent d’augmenter, qui créent des besoins, alors que dans une maison à la fin du siècle dernier, il y avait quelques centaines d’objets, il y en a désormais des milliers dans les maisons françaises, cette accumulation génère un sentiment de bien-être, qui est d’ailleurs réel, c’est un droit difficile à mettre en cause.

Pourtant, la sobriété exige des privations, de renoncer aux suréquipements électroniques ou encore de renoncer aux trajets en avion pour des courts séjours dans des capitales européennes, ça sera difficile à faire entrer dans les mœurs tant que ces possibilités existent et que des gens ont les moyens de se les offrir, cela a toujours été le cas, on est sobre, faute d’avoir les moyens de faire autrement.

L’objectif de la sobriété est la réduction des émissions de gaz à effet de serre, qu’il faut obtenir par des innovations technologiques et non pas par des contraintes, cela ne marche pas dans les pays démocratiques et partout, là où l’on aspire aux libertés.

La motivation naturelle de l’homme, mis à part des idéalistes, c’est « toujours plus ».

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