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HDF Energy réduit ses pertes et accélère son programme industriel dans les piles à combustible

HDF Energy a réduit sensiblement ses pertes au premier semestre 2026 tout en poursuivant le déploiement de son programme industriel consacré aux piles à combustible de forte puissance. Le groupe affiche un résultat net négatif de 4,0 millions d’euros, contre une perte de 6,6 millions d’euros un an auparavant. Son résultat opérationnel s’améliore également, passant de -8,3 millions à -4,6 millions d’euros. Dans le même temps, HDF Energy poursuit le développement de ses projets internationaux et entre dans une nouvelle phase de son programme industriel soutenu dans le cadre de France 2030.

Hydrogène de France, plus connu sous le nom de HDF Energy, avance ainsi sur deux fronts. Le groupe développe de grandes infrastructures utilisant l’hydrogène tout en préparant l’industrialisation de piles à combustible destinées notamment à la production électrique stationnaire et aux mobilités lourdes, maritimes et ferroviaires.

Le programme industriel entre dans une nouvelle phase

Le projet industriel soutenu dans le cadre du PIIEC Hydrogène, Projet Important d’Intérêt Européen Commun, constitue l’un des principaux axes de développement du groupe.

Après les phases de conception, HDF Energy indique avoir engagé le développement des prototypes au premier semestre 2026. L’aide acquise au titre des dépenses éligibles justifiées depuis le début du programme atteint 22,3 millions d’euros.

Une première avance de 12,7 millions d’euros avait été encaissée en décembre 2025. Une seconde avance du même montant a été versée en juillet 2026 conformément au calendrier fixé par la convention de financement signée avec Bpifrance dans le cadre de France 2030. La subvention reconnue sur le premier semestre a eu un impact positif de 4,1 millions d’euros sur le résultat de la période.

L’objectif reste le développement puis l’industrialisation de piles à combustible de forte puissance. HDF Energy prévoit leur fabrication dans son usine située près de Bordeaux. Ces équipements doivent notamment être utilisés dans les centrales électriques développées par le groupe ainsi que dans des applications liées aux mobilités lourdes.

Un chiffre d’affaires encore limité mais en progression

Au premier semestre 2026, le chiffre d’affaires consolidé atteint 551 000 euros, contre 410 000 euros un an auparavant. Il demeure donc modeste au regard des investissements et des coûts nécessaires au développement industriel du groupe.

Les revenus proviennent notamment de contrats d’assistance à maîtrise d’ouvrage liés au développement de projets à la Barbade et à Trinité-et-Tobago, de l’assistance à la construction de la centrale CEOG en Guyane ainsi que de ventes de piles à combustible et de services associés.

Le compte de résultat fait cependant apparaître une nette amélioration des pertes. Le résultat opérationnel ressort à -4,647 millions d’euros au 30 juin 2026, contre -8,312 millions au premier semestre 2025.

Le résultat net consolidé s’établit pour sa part à -3,981 millions d’euros, contre -6,618 millions un an plus tôt. Le résultat net par action passe ainsi de -0,45 euro à -0,27 euro.

Cette amélioration doit toutefois être appréciée en tenant compte de la comptabilisation de 4,066 millions d’euros d’autres produits liés à l’activité, principalement en lien avec les subventions du programme industriel.

Des dépenses de personnel en diminution

HDF Energy poursuit parallèlement un effort de rationalisation de son organisation.

L’effectif moyen, hors contractants, s’établit à 93 personnes au 30 juin 2026, contre 103 un an auparavant. Dans les pays où le groupe ne dispose pas de filiale, il indique notamment utiliser des dispositifs de portage et des consultants afin d’adapter les moyens au rythme d’avancement des différents projets.

Les frais de personnel diminuent ainsi à 3,9 millions d’euros, contre 4,4 millions au premier semestre 2025. Les charges externes reculent légèrement, à 2,5 millions d’euros contre 2,6 millions un an plus tôt.

À l’inverse, les dotations aux amortissements et dépréciations progressent de 2,0 à 2,8 millions d’euros. Cette évolution s’explique notamment par l’amortissement en année pleine du centre d’excellence industrielle mis en service en avril 2025, mais aussi par des dépréciations concernant les projets de Mpumalanga en Afrique du Sud et CRT à Chypre.

27,2 millions d’euros de trésorerie à fin juin

La trésorerie et les équivalents de trésorerie représentent 27,2 millions d’euros au 30 juin 2026, contre 33,5 millions au 31 décembre 2025.

Sur le semestre, les flux nets de trésorerie liés à l’activité sont négatifs de 5,6 millions d’euros. Les flux liés aux investissements ressortent à -709 000 euros, contre -3,172 millions d’euros au premier semestre 2025. La variation totale de trésorerie atteint -6,292 millions d’euros sur la période.

Les capitaux propres du groupe atteignent pour leur part 79,3 millions d’euros au 30 juin 2026. Le versement en juillet de la deuxième avance de 12,7 millions d’euros relative au programme PIIEC est intervenu après la clôture semestrielle et vient donc renforcer la trésorerie disponible pour poursuivre le programme industriel.

Plusieurs projets progressent à l’international

Au-delà des comptes semestriels, HDF Energy poursuit le développement de plusieurs projets à l’étranger.

En Guyane, la production d’électricité sur le réseau de la centrale électrique à hydrogène CEOG est annoncée pour la fin de l’année 2026.

Au Mexique, le projet OASIS, situé en Basse-Californie du Sud, a été reconnu comme une initiative phare dans le cadre du plan d’expansion et de renforcement de la Commission fédérale de l’électricité mexicaine.

L’Indonésie constitue également l’un des principaux axes de développement du groupe. L’opérateur électrique PLN a lancé en juillet 2026 le processus de sélection d’un partenaire pour le projet Sumba. En septembre, la filiale PT HDF Energy Indonesia et PT Pertamina New & Renewable Energy ont par ailleurs signé un accord exclusif portant sur le développement de projets Renewstable.

Ces centrales associent des sources d’énergie renouvelable intermittentes à un stockage sous forme d’hydrogène afin de produire une électricité destinée à être disponible de manière stable.

Une phase charnière pour HDF Energy

Le premier semestre 2026 reste donc marqué par une activité commerciale encore réduite, caractéristique d’un groupe engagé dans une phase de développement industriel et de construction de projets nécessitant des investissements importants.

L’amélioration du résultat opérationnel et du résultat net constitue néanmoins une évolution notable par rapport au premier semestre 2025. Elle s’accompagne d’une réduction des dépenses de personnel et d’investissement, tandis que le soutien financier du programme PIIEC contribue directement aux ressources disponibles.

La prochaine étape sera désormais de transformer progressivement ces programmes industriels et les nombreux projets internationaux en capacités de production puis en revenus récurrents. Pour HDF Energy, l’année 2026 apparaît ainsi comme une période de transition entre le développement technologique, la construction de ses infrastructures et la montée en puissance industrielle.

Elliot

Elliot contribue à la rédaction de Terre-Futur sur des sujets liés à l’actualité, à la société, à la consommation, aux entreprises, aux nouvelles technologies et aux évolutions des modes de vie. Ses articles privilégient une approche claire, factuelle et accessible, avec l’objectif de donner aux lecteurs les éléments utiles pour comprendre les enjeux du quotidien.

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